Des activistes britanniques, appartenant au mouvement Raise the Colours, s’engagent dans une lutte frontale contre l’afflux des migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni depuis les côtes françaises. Leur action, consistant à interdire l’accès aux embarcations clandestines et à manifester avec des drapeaux britanniques, a provoqué une réaction vigoureuse des autorités françaises.
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nunez, a exprimé son mécontentement face aux opérations menées par ces militants, qualifiant leurs actes de « menace à la justice » et d’ »agressions ». Selon les sources proches du gouvernement, des mesures strictes sont envisagées pour identifier et arrêter ces individus. La situation a déclenché une onde de tensions entre Paris et Londres, avec un accent particulier sur l’insuffisance des réponses politiques face aux traversées maritimes.
Les chiffres montrent une augmentation inquiétante : 41 472 migrants ont atteint le Royaume-Uni via la Manche en 2025, un record depuis la mise en place du gouvernement travailliste en juillet 2024. Les militants affirment agir par nécessité, estimant que les autorités ne prennent pas de mesures suffisantes pour enrayer ce phénomène.
Leur méthode, filmée et partagée sur des plateformes comme Instagram, montre des individus s’avançant dans l’eau pour empêcher les bateaux de décoller, provoquant des confrontations avec les migrants. La police a été mobilisée à plusieurs reprises, et le parquet de Boulogne envisage des poursuites.
En réaction, les responsables français soulignent leur impuissance face à ces actions spontanées, tout en affirmant qu’ils négocient avec leurs homologues britanniques pour une coopération renforcée. Les militants, quant à eux, défendent leur engagement comme un « contrôle civil des frontières », estimant que les gouvernements doivent agir plus fermement.
L’appel de Sir Keir Starmer à Emmanuel Macron pour instaurer une stratégie maritime offensive reste sans réponse concrète, laissant le problème en suspens. La France, malgré ses promesses, ne parvient pas encore à mettre en place des mesures efficaces face à cette crise migratoire.