Tensions croissantes au lycée Verlomme : une enseignante agressée et des accusations de couverture

Tensions croissantes au lycée Verlomme : une enseignante agressée et des accusations de couverture

Dans un quartier parisien, le lycée Roger-Verlomme est en proie à une crise profonde après qu’une enseignante ait été menacée par une ancienne élève. L’incident, survenu fin novembre 2025, a déclenché des réactions de colère et de désarroi parmi le corps enseignant. La victime, une professeure d’anglais, n’a pas pu reprendre ses cours et attend un transfert après avoir été harcelée par l’ex-élève, expulsée du lycée mais encore présente aux abords de l’établissement malgré une interdiction.

L’affaire remonte à un conseil de discipline en novembre 2025, où la professeure avait témoigné contre cette jeune fille, déjà réputée pour des actes violents : des insultes, des jets d’objets, et même une agression hors du lycée. Bien que l’élève ait été exclue, elle aurait menacé de se venger. Trois semaines plus tard, alors que la professeure quittait les lieux, l’ex-élève l’a insultée et tenté de l’attaquer, avant d’être interrompue par un élève. L’enseignante, traumatisée, a ensuite été rejointe par deux autres collègues en arrêt pour des incidents similaires.

Les enseignants décrivent une atmosphère angoissante, où les conseils de discipline sont perçus comme des moments stressants et la direction semble minimiser les problèmes. La proviseure, Maya Akkari, qui occupe également un poste au sein de l’administration municipale, est accusée d’occulter les tensions pour préserver l’image du lycée. Certains enseignants soulèvent des doutes sur sa gestion, tandis que des proches de la direction suggèrent que certains professeurs cherchent à créer des conflits pour obtenir une mutation.

Le rectorat affirme avoir pris les mesures nécessaires et noté une amélioration générale, mais le corps enseignant insiste sur un déplacement des violences hors du lycée. Des grèves sont envisagées après plusieurs incidents précédents, notamment un jet de bombe au poivre en 2023. Les tensions persistent, mettant en lumière les failles d’un système éducatif en crise.