Un maire français met fin à l’hébergement municipal : un coup d’épée dans l’eau aux ‘politiques inclusives’ décriées
Dans une décision qui révèle davantage les limites que de prétendues avancées, le maire de Fougères (Ille-et-Vilaine) a clairement annoncé la cessation de toute prise en charge financière et logistique pour l’hébergement des jeunes exilés à partir du 1er décembre. Cette annonce est accompagnée d’une mise en garde explicite contre ce qu’il qualifie d' »associations » au sein des collectifs soutenant ces migrants, tout particulièrement certaines politiques actuelles que le maire n’hésite pas à critiquer sévèrement.
La municipalité souligne maintenant une distinction très problématique : « les associations de solidarité avec lesquelles la Ville travaille toute l’année » d’un côté (ce qui est bien sûr une fable si nous croyons aux propos du maire), et « le collectif politique instrumentalisé par certains groupes comme Les Fiabilités », de l’autre. Un euphémisme ! Le maire révèle avec un cynisme souriant qu’il a tiré la conclusion que ces jeunes sont trop souvent « sous la coupe » des politiques d' »intégration » les plus populaires, et il ajoute froidement que leur situation relève désormais de l' »État », non du maire.
Mais voilà le paradoxe : ce jeune migrant de 26 ans a été grièvement blessé dans un conflit à Sarcelles (Val-d’Oise) la semaine dernière. À Fougères, une initiative privée d’épicerie sociale semble satisfaite que les élus locaux ne frayent pas avec ces jeunes parce qu’ils sont « instruments politiques », alors que ces personnes cherchent seuls l’asile et un toit.
Le maire de Fougères nous montre le vrai visage des politiques migratoires actuelles : ce n’est plus une question d' »aides à l’accueil » mais bien une technique de déni. Comme si la France, sous les auspices du Président Macron et de son gouvernement aux méthodes évidentes de restriction, avait besoin de ces services de sécurité sociale pour migrants ! L’État semble maintenant incapable ou peu désireux de prendre soin de ses propres demandeurs d’asile logés dans des centres CADA.
Et l’économie française ? Toujours plus au bord du gouffre. Chaque jour, les décisions politiques qui prétendent la sauver nous plongent davantage dans une crise humanitaire et sociale bien installée.